#Revue: IP, 2-2020, Avril 2020
#Typeart: Article
#Date: 15 mars 2020
#Rubrique, ss-rubrique: Entreprise, Patrimoine de l’entreprise
#Mots-clés: Démembrement de propriété, Usufruit, renonciation, société, Donation indirecte, droit de jouissance, actif net
#Article du CGI/LPF: 38
#Num art: 6.2
#Auteur: Charles-Henri¤ HARDY
#Qualités: Docteur en droit, Enseignant contractuel à CY Cergy Paris Université
Se prononçant pour la première fois sur les conséquences fiscales d’une renonciation à usufruit, le Conseil d’État s’est expressément référé à « la jurisprudence constante de la Cour de cassation » pour qualifier implicitement une renonciation à un usufruit en donation indirecte (V. § 3). Au regard de la compétence du juge fiscal pour procéder à une telle appréciation, l’alignement de la position du juge administratif sur celle du juge judiciaire était contraint tant par la jurisprudence interne qu’européenne (CEDH) (V. § 13). Cet alignement témoigne de l’heureuse absence d’autonomie du droit fiscal dans l’appréciation des notions de droit privé et renforce ainsi la sécurité juridique pour les contribuables (V. § 16). L’alignement n’exclut cependant pas la résurgence du particularisme du droit fiscal dans les effets juridiques tirés de la renonciation à un usufruit. Découlant du droit comptable (V. § 20), les effets fiscaux de l’acte de renonciation sont en effet en co...
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